Le modèle freemium fait son entrée dans les applications mobiles

Le freemium kesako ?


Le freemium, contraction de « free » (gratuit) et « premium » (désignant des services payants) nous vient évidemment des Etats-Unis et plus particulièrement de l’investisseur et bloggeur, Fred Wilson.
Ce modèle économique associe une offre gratuite en libre accès et une offre «premium» payante.

 

La stratégie freemium : un pari risqué !


La stratégie basée autour du modèle freemium s’articule sur deux niveaux.
La partie gratuite du service proposé permet  de faire connaître son offre au plus grand nombre et de développer son audience. Cette  audience permettra à son tour de générer des revenus publicitaires et pourra se convertir en utilisateurs payants.

Vous l’aurez compris le freemium repose sur un pari risqué. En effet la réussite de cette stratégie dépend du nombre de convertissement des utilisateurs.

Selon l’AFMM (Association Française du Multimédia Mobile) «on peut estimer qu’entre 3% et 10% des utilisateurs d’un service numérique freemium gratuit passent au payant».
Face à ce risque, il est important de prendre quelques précautions :
-  Le service ou contenus proposé gratuitement doit donner l’impression au client d’avoir vécu une expérience suffisamment qualitative et quantitative pour générer une audience importante et fidèle

- De la même façon les services payants doivent procurer une valeur ajoutée supplémentaire réelle et exclusive.
- D’autre part des services payants similaires, proposés moins chers ou gratuit par la concurrence, réduisent ses chances de réussite.

Le taux de transformation dépend donc de l’articulation gratuit/payant en fonction des cibles de son service : des services et contenus.
Les variantes de cette stratégie se traduisent par une limitation dans le temps, dans les quantités mais aussi dans les fonctionnalités.

Quand le freemium débarque sur le marché des apps.

Plus récemment, ce modèle se retrouve dans le milieu des applications mobiles et il est en proie de devenir une norme. Ainsi, 88 % des 250 premières applications sur l’App Store d’Apple sont proposées sur le modèle du freemium (silicon.fr).
D’autre part, 70% des détenteurs de Smartphones déclarent préférer tester gratuitement une application avant de l’acheter, quitte à la payer plus chère ensuite. (AFMM).

Du côté des éditeurs, le fremium se présente comme une solution efficace aux limites du modèle gratuit (financé par la publicité) en apportant une part de monétisation.
IHS Screen Digest prévoit que les achats "in app" représenteront 64% du marché en 2015 (contre 39% seulement en 2011).

Le modèle freemium deviendrait l’avenir des applications mobiles ?
Previous
Next Post »